Fond Communautaire d’Utilité Solidaire  [FoCUS]

Étude de faisabilité / Suggestion Chezdeen

Chezdeen.com, le seul média d’infos-de-deen pour toute notre communauté expatriée, se retrouve sollicité par des particuliers, souvent des familles entières, pour de l’entraide financière voire même alimentaire.

Malgré bon nombre de propositions, suggestions sur fond de réflexion, par le passé, restées sans effets, Chezdeen en émet une énième, et cette fois-ci dans le domaine valeureux de l’Entraide.

Après mure réflexion, nous préconisons la création au niveau inter-jama’ats, d’un fond spécifique de solidarité au sein de notre communauté. Chaque congrégation (jama’at) alimente financièrement sur une base régulière (mensuelle ou trimestrielle) cette “Caisse”, les particuliers peuvent aussi y contribuer de manière ponctuelle, sous forme de dons (khaÿrât).

L’idée est que l’on puisse puiser dans ce fond pour aider les demandeurs éventuels, sans pour autant prendre l’argent des masjids. Les jama’ats pourraient même établir par exemple que dans les 10 euros de quotité que contribuent leurs adhérents, 50 cents (centimes d’euro) iront dans ce fond d’entraide.

L’idéal serait que chaque congrégation délègue 2 ou 3 membres (de leur bureau exécutif ou tout autre membre désigné) pour former une Commission indépendante chargée de gérer ce fond communautaire. Des délégués hors-jama’at peuvent s’y joindre puisque des particuliers sont emmenés à contribuer. Le fond se constitue sous forme d’un compte bancaire impartial.

Puisque le fait de gérer de l’argent demeure une affaire sensible, une transparence totale, via publication régulière des comptes, sera de rigueur dans la gestion de cette caisse, et par un noyau exigé sans reproches.

La Commission sera chargée de :

-      Centraliser les sollicitations émanant des demandeurs (via un numéro d’appel cellulaire spécifique).

-      Traiter en comité, les demandes effectuant les vérifications qui s’imposent. Elle peut s’appuyer si besoin, sur les conseils des sages.

-      Valider en répondant favorablement selon l’urgence avérée.

-      Octroyer l’argent en débloquant les montants nécessaires.

Parallèlement, selon l’adage “après la période de vaches maigres, celle des vaches grasses”, la précarité fort heureusement ne perdure pas, elle est par essence un passage. À ce titre, le cas échéant, les bénéficiaires des aides, peuvent s’engager à restituer ultérieurement, lors des jours meilleurs, le montant (même partiel). L’idée n’est pas un ‘remboursement’ mais une réalimentation de ce fond, appelé à aider d’autres frères et sœurs en difficulté.

En sus, cette tâche fera collaborer ensemble, et sur un domaine valeureux, des jama’ats, au-dessus de leurs convictions religieuses.

N’oublions pas que l’histoire du premier de nos jama’ats en France, a démontré que, parmi nos fondements initiaux, hormis la nécessité d’avoir un lieu de culte, demeurait l’idée de secours mutuel, notamment en cas de mayyats. De nos jours, cette mutualité connaît l’aspect d’un autre fléau : La précarité…

Les modalités, certes constructives, émises ci-dessus, ne sont qu’indicatives (suggestions formulées par Chezdeen). Cependant, elles pourront être modifiées et réaménagées lors de la concrétisation éventuelle de cette Commission désignée à gérer cette caisse.

Frère NoorMuhammad, 3 Zil-Qa’dah 1434 – 9 Septembre 2013

P.S. : Le nom du projet : “Fond Communautaire d’Utilité Solidaire” a été pensé pour que cela donne en acronyme, le mot “FoCUS”, qui traduit parfaitement l’attention qui doit être celle de toute notre communauté envers la précarité, chose qui peut toucher tout le monde dans cette vie.