Par le mot “Mahram” ou “Mahâram”, entendez pour une femme : Tout homme qu’elle ne peut pas épouser (le ‘nikâh’ lui est interdit [harâm]) de manière définitive ; des hommes en présence desquels la femme musulmane peut se découvrir (retirer son voile) ; ou encore avec lesquels elle peut être emmenée à s’isoler ou être en voyage (safarr), dans la vie courante.

Selon le saint-Coran, les hadîths et le Fiqh (jurisprudence), le shari’at (loi islamique) définit les ‘Mahrams’ de trois types : par Parenté, par Allaitement ou par Alliance.

Les Mahrams par Parenté sont : le Père : les Grands-pères paternels et maternels ; les Fils et Petits-fils ; les Frères ; les Neveux ; les Oncles paternels et maternels.

Les Mahrams par Alliance sont : le Beau-père : le Beau-fils ; le Mari de la mère ; le Gendre (l’époux de la fille)

Les Mahrams par Allaitement sont : le Père (l’époux de la nourrice), le Frère (‘de lait’, allaité par la même nourrice) ; le Fils (allaité par cette femme) et l’Oncle (le frère de la nourrice). En somme, les mahrams issus de l’allaitement sont les mêmes que pour les parentés.

Pour le cas d’une convertie, les mêmes mahrams cités plus haut le sont, même s’ils ne sont pas des musulmans.