Le frère NoorMuhammad (de Chezdeen.com) a procédé à une large consultation (mashwarah) des ‘ulamâ (savants) connus, dans le cadre du I’ttikâf (pour hommes en période de confinement) dans les pays où les masjids sont totalement fermés.

La consultation avait pour but de voir la possibilité pour que les érudits consultés puissent prononcer de concert, une fatwâ (avis juridique) sur la faisabilité que les hommes puissent observer de manière exceptionnelle, le I’ttikâf à la maison, respectant les mêmes règles (masâïl), mais certes pas de nature sunnat-mu’aqaddah-kifâyah (comme au masjid, qui permet d’avoir le Jummah avec khutbah) mais une sorte de Nafil (surérogatoire), juste pour leur permettre de s’isoler pour les ‘ibâdats (prières) et d’avoir le Laÿlat-ul-Qadr en veille, surtout lorsqu’ils auront fait le niyyat (l’intention) pour le Ramadwân de l’année, compte tenu que les masjids leur sont provisoirement fermés.

Hélas, la vision escomptée n’a pas fait l’unanimité auprès des savants (qui ne se concertent pas vraiment entre eux pour autant sur la question mais répondent plutôt individuellement), qui ont décidés de rester sur les règles de base, qui stipulent que dans les conditions d’indisponibilité des masjids, les hommes en seront dispensés du I’ttikâf. En somme, ces érudits interdisent les hommes d’observer le I’ttikâf exceptionnellement à la maison.

Cependant, il est durement acceptable qu’une telle époque soit déjà là, que les dames observeront leur I’ttikâf à la maison (comme à leur accoutumée) et que les hommes, pourtant confinés à la maison, seront dans l’impossibilité de l’effectuer (exceptionnellement à la maison).

Sorte de délibération, malgré le fait de la négativité de érudits consultés : En temps normal (hors-Ramadwân), rien n’empêche un homme de se retirer dans un coin de sa maison pour faire des ‘ibâdats, donc cette forme de retrait s’apparente bien à un pseudo-I’ttikâf nafil. Donc, suivant cette bonne intention, on demeure libre de prier Allah ta’âlâ à notre guise, tant qu’on ne soit pas hors-shari’ât (loi écrite).

Conclusion de Chezdeen ayant initié cette consultation un-mois-et-demi avant le Ramadwân-confiné que : D’une part, il est tant regrettable et déplorable de constater que les savants mondiaux ont du mal à se concerter entre eux (et c’est un véritable fléau des temps modernes), et d’autre part que l’évènement de pandémie-mondiale du Covid-19, paralysant de nombreux pays tant laïcs qu’islamiques, n’ait pas provoqué une union idéologique des érudits musulmans, surtout à une époque où les outils de communications en général et les réseaux sociaux sont performants et en particulier que le monde musulman sunnite manque cruellement d’un réformateur (mujaddid) de ce siècle Hijri.

Chezdeen.com

Ramadwân-1441 – Mai-2020.

Consultation (mashwarah) concerning the I’ttikâf

Brother NoorMuhammad (from Chezdeen.com) carried out a wide consultation (mashwarah) of known ‘ulamâ (scholars), as part of the I’ttikâf (for men in confinement) in countries where the masjids are completely closed.

The purpose of the consultation was to see the possibility for the consulted scholars to pronounce in concert, a fatwa (legal opinion) on the feasibility that men can observe in an exceptional manner, the I’ttikâf at home, respecting the same rules (masâïl), but certainly not of a sunnat-mu’aqaddah-kifâyah nature (as in masjid, which allows to have the Jummah with khutbah) but a kind of Nafil (supererogatory), just to allow them to isolate themselves for the ‘ibâdats (prayers) and to have the Laÿlat-ul-Qadr on standby, especially when they have done the niyyat (intention) for the Ramadwân of the year, given that the masjids are temporarily closed to them.

Alas, the expected vision was not unanimous with the scholars (who do not really consult with each other on the matter but rather answer individually), who decided to stay on the basic rules, which stipulate that under the conditions of unavailability of masjids, men will be exempt from the I’ttikâf. In short, these scholars forbid men from observing the I’ttikâf exceptionally at home.

However, it is hard to accept that such an era is already here, that the ladies will observe their I’ttikâf at home (as usual) and that the men, however confined to the house, will be unable to perform (exceptionally at home).

Sort of deliberation, though the scholars being negative: In normal times (out of Ramadwân), nothing prevent someone to retire himself in a corner of his house (home) to make isolated ‘ibâdats, therefore this kind of retirement looks like in Nafil-I’ttikâf. According to this good intention, one is free to pray Allah on his own, whilst being indeed inner-Shariat (written rules).

Conclusion of Chezdeen having initiated this consultation a-month-and-a-half before the Ramadwân-confined that: On the one hand, it is so deplorable to note that the world scholars find it difficult to consult among themselves (and it is a real scourge of modern times), and on the other hand that the global pandemic event of the Covid-19, paralyzing many secular and Islamic countries, did not provoke an ideological union of Muslim scholars, especially at an era when communication tools in general and social networks are efficient and in particular that the Sunni Muslim world is in dire need of a reformer (mujaddid) of this Hijri century.

Chezdeen.com

Ramadwân-1441 – May-2020.