La signification des mots tels “Mîlâd/Mawlid”, tournent autour du mot “Naissance”. Donc, selon le ‘deen’, le Mîlâd-un-Nabi [s.a.w.], est la célébration (de l’anniversaire) de la naissance du saint Prophète Hazrat Ahmad-é-Mujtabâ, Muhammad-é-Mustwafâ [s.a.w.], en forme de cérémonies de Mawloûd. Et faire le Mawloûd veut dire flatter et mettre en valeurs la personnalité de quelqu’un, et à l’occasion du Mîlâd, on fait éloges de notre bien-aimé Prophète [s.a.w.]. De manière certaine, on considère cette célébration comme une coutume purement islamique.

L’évènement de la naissance du saint Prophète [s.a.w.], du fait qu’Allah a envoyé le chef de tous les prophètes comme une miséricorde pour tout l’univers, représente la plus grande de toutes les faveurs qu’Il a fait sur toute l’humanité. C’est pour cette raison particulière que les croyants manifeste une grande joie et un immense contentement durant cette occasion, que nous appelons ‘Eid-é-Mîlâd-un-Nabiy [s.a.w.].

Le saint Prophète [s.a.w.] est venu sauver les hommes de l’ignorance et la perdition, en les montrant le chemin du Seigneur Allah ta’alâ, Créateur de l’univers. Allah précise dans le saint Coran en ces termes :

wamaaarsalnaaka

Wa maa arsalnaaka illaa rahmatal-lil-’aalamiin

“Et nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour les mondes” [soûrah 22, verset 107]

De nos jours, nous célébrons facilement l’anniversaire de la naissance de nos enfants (puisqu’on les aime) et nous le faisons même par une petite cérémonie en famille, mais qu’en est-il de celui qu’on supposé aimer plus que nos enfants, nos parents et même plus que toute autre chose au monde !? Le saint prophète [s.a.w.] a dit qu’un croyant (mu.minn) ne sera pas un vrai croyant tant qu’il n’aimera pas le saint Prophète [s.a.w.] plus que sa mère, son père, ses enfants, ses biens et même sa propre vie ! Ainsi, comment peut-on penser de célébrer les naissances de ses enfants ou proches tout en négligeant celle du saint Prophète [s.a.w.].

Maintenant, analysons un fait réel concernant le fait de manifester sa joie lors de l’occasion de la naissance de notre bien-aimé Prophète [s.a.w.] : À la naissance de Rasoûlullâh [s.a.w.], un lundi matin du 12 Rabbi-‘ul-Awwal, on envoya une esclave nommée ‘Thuwaÿbah’ , pour annoncer la bonne nouvelle à son maître, Abu-Lahab (qui était l’oncle-paternel du saint Prophète [s.a.w.], mais qui n’était pas encore à ce moment-là l’ennemi juré de l’islam qu’il allait devenir plus tard), que dans la maison de son frère, Hazrat ‘Abdullah [r.a.], un garçon a pris naissance et auquel on a prénommé Muhammad [s.a.w.].

Lorsque Thuwaÿbah a couru pour lui annoncer cette bonne nouvelle, Abu-Lahab fut pris d’un tel et immense contentement, qu’en pointant son doigt (l’index de la main droite) vers Thuwaÿbah, lui disant : «Puisque tu es venue me donner une telle bonne nouvelle, je t’offre donc ta liberté sur le champ !» et Thuwaÿbah devint une personne libre (non-esclave) pour la fin de ses jours.

Allah ta’âlâ a tellement apprécié cet acte d’Abu-Lahab, que même cer dernier sera au fin fond de l’enfer (jahannam), chaque lundi (et au moment de l’heure de la naissance du saint Prophète [s.a.w.]), il aura de l’eau à boire via ce même doigt (l’index-droit qu’il vait pointé vers Thuwaÿbah) en le mettant dans sa bouche.

Et pourquoi cela !? Pourquoi, exceptionnellement, un tel ‘jahannami’ (voué à l’enfer), ennemi de l’islam, aura de l’eau à boire tout en étant aux punitions de l’enfer !? Et c’est tout simplement qu’il a éprouvé de la joie à l’occasion de la naissance du saint Prophète [s.a.w.] ! Et Allah ta’âlâ a donc apprécié cela !

Qu’Allah nous compte donc, nous les croyants, parmi celles et ceux qui expriment leur joie et contentement à l’occasion de l’évènement de la naissance du saint Prophète [s.a.w.], qui est venu sauver l’humanité des ténèbres et la perdition, en nous emmenant le message de l’islam. Âmîn !