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Le noble Coran est le dernier livre envoyé par Allah (Dieu) à l’humanité. C’est le chef donc le dernier de tous les messages. Considéré comme la mère-des-livres (umm-il-kitâb). Il a été révélé au dernier et chef de tous les prophètes, Hazrat Muhammad Mustwafâ [s.a.w.], par l’intermédiaire de l’archange Gabriel (Hazrat Jibraïl [a.s.]). La totalité du texte coranique est de source divine. Chacune de ses moindres lettres est sacrée et doit être respectée, donc toute sourate ou même une partie ou fragment de son texte doivent être considérés comme telle.

C’est, dans le fond, la constitution (livre de lois) de l’islam et dans la forme, un livre de lectures, de récitation et de prières. Allah a choisi de le révéler dans une langue claire (la langue arabe) qui facilite à la fois l’apprentissage et la mémorisation. À ce titre, l’Islam est la seule religion qui possède des ‘hâfiz’ (ceux qui ont mémorisé tout le livre), ainsi c’est la seule religion qui conserverait donc son livre sacré en cas de destruction physique de tous les ouvrages du monde.

Le saint-Coran, de par sa source divine, est un livre sacré. Les croyant(e)s n’ont pas le droit de le lire sans grandes-ablutions (Ghussal) et n’ont pas le droit de le toucher sans petites-ablutions (Wazu). On n’a pas le droit de le lire dans des endroits considérés comme impurs (toilettes, sous les ponts, marchés). Il est même recommandé de parfumer (de l’encens ou ‘attarr) l’endroit où l’on va le lire (maisons ou autres lieux propres). Si l’on doit l’emmener en voyage ou en déplacement, veiller à bien le respecter.

Les meilleur(e)s musulman(e)s sont ceux qui apprennent le saint-Coran, l’étudie, le mettent en pratique et l’enseignent. Chaque maison musulmane doit posséder le saint-Coran, bien non-terrestre, livre divin. C’est en quelques sortes la plus grande richesse que l’on possèderait dans notre demeure. En cas d’emménagement, ce livre est le premier objet qui doit être introduit dans la maison. Sa lecture attire les bénédictions d’Allah, à travers Ses anges qui bénissent le livre et celles et ceux qui le lisent, ainsi que l’entourage qui l’écoute attentivement et avec respect. Parmi les questionnements de la tombe, il sera évoqué comme étant notre ‘guide’.

Dans la maison musulmane, le Qurân-sharîf doit être conservé lui-même proprement (écrin ou coffret), sinon bien enveloppé ; dans un endroit propre (évitez les poussières et les mauvaises odeurs), bien parfumé avec de l’attar (parfum non alcoolisé) ; surélevé (placé en hauteur), on ne doit pas le ranger plus bas que la hauteur de nos parties intimes ; Il doit être lu régulièrement, le maximum possible durant notre vie. Son ’tilâwat’ (lecture) est considéré comme un ‘ibâdat (acte de prière) à part entière. On doit en permanence le respecter durant toute notre vie. On ne doit jamais prêter serment ou jurer par le saint-Coran, car il est trop noble par rapport à nos vies de pêcheurs en ce bas monde.

Dans la société musulmane, les plus respectés sont ceux qui maîtrisent correctement sa lecture, et par dessus tout, les Hafiz-ul-Qurân (ceux qui auront mémorisé tout le livre). Ce sont eux qui doivent prioritairement guider (imâmat) la prière dans les mosquées (masjid). Les dames l’ayant mémorisé complètement sont appelées ‘Hafîzah’.

Son apprentissage se fait dès la plus tendre enfance, dans la maison des parents (censés le maîtriser en bons musulmans). Le madrassah (école coranique) doit venir en appui poussé dans sa compréhension et son étude, à ce titre l’apprentissage de l’arabe littéraire est de mise. La mémorisation d’un maximum de sourates est préconisée pour pouvoir faire la prière (namâz, swalât).

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